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Live Report : 4ème édition du Festival Accor de Guitare (6 février 2010)

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    La troisième et la dernière journée du Festival Accor de Guitare ouvre son bal avec plus d’une heure de retard vu qu’il n y avait pas assez de monde pour commencer…

 

La journée débute avec les Wrong Side Out. Quatre membres talentueux montrant une bonne maitrise de leurs instruments. Le chanteur s’engageait à une Rock Attitude la plupart du temps pour encore s’intégrer dans l’atmosphère dominante. Son chant fut la plupart du temps bien à part quelques passages qui furent désagréables surtout dans leur troisième piste War, ainsi que quelques fautes mineures dans les variations entre les couches quelques fois. Le guitariste y a cependant montré du talent avec un solo bien joué. Le son de la Basse était complètement en déphasage par rapport aux autres, le son des slaps lors de la piste suivante n’était pas le son désiré du tout, et ceux-ci n’étaient du tout pas bien réalisés, ce fut plutôt un désastre côté Bass Guitar. D’un autre côté le jeu de la batterie fut assez bien fait, des très bons roulements et des arrangements simples et élégants.

La tracklist des Wrong Side Out se composait entièrement de compos : Intro, Boukha, Funny Money, War, Fuck This Chick, Hold Me, That One Time, et Insanity Of Society.

Ce fut après le tour des Extinction, des riffs Death avec une voix Black, c’était apparemment le mauvais jour pour les Bass Guitar, le son était très saturé et les notes jouées rendaient le jeu inaudible. Le jeu de la Guitare parut plutôt bien, des riffs excellents et des solos rapides, des Growls et des Grunts assez bien maitrisés qui témoignait d’un bon potentiel, des arrangements qui viraient du Black au Death côté batterie, et vice versa, quelques Grunts non maitrisés entre autres. Le chanteur ne cessait pas de crier au lieu de chanter, et on sent dans les compos du groupe l’absence totale des paroles. C’est comme si le chanteur se contentait juste de pousser quelques cris par ci par là… Le guitariste du groupe mérite une bonne note pour son jeu saint et sa maitrise de son instrument.
Les Extinction ont pu livrer un Death Metal US correct à part quelques bémols coté chant, mais on peut dire que c’est une bonne prestation pour une première montée.

Le lineup fut composé de : Khelfaoui Seif au Chant, Cherichi Ahmed à la Guitare, Romani Elyes à la Bass Guitar, et Cherichi Mohamed Ali au Drums. Le groupe a joué quatre compos : Post Mortem Rape, Devaluing The Human Being, Uncurable Porn Generation, et Rejected ; ainsi que deux reprises de Six Feet Under : Bringer Of Blood, Clostrophobic.

Les suivants sur la liste, les Infernal Tragedy ne se sont pas présentés, on passe donc au groupe suivant, Morphine, qui entame avec un mélange entre Groove Metal et chant Rap. La fausse voix qu’utilise le chanteur est terrible, alors que les compositions ne semblent pas très fluides.
Le groupe a par la suite fait appel à une chanteuse, dans un titre qu’ils ont annoncé comme étant du Power Metal mélangé à du Groove Metal, intitulé Pretending. Le chanteur invite le public à participer et à applaudir pendant l’intro. Cette intro n’était pas vraiment liée directement à la suite du titre, dans lequel on a vu les deux chanteurs alterner et partager le chant (masculin et féminin, ce dernier était la plupart du temps dans le fond, heureusement d’ailleurs). Un solo plutôt correct a fait son apparition par la suite.
Le groupe prend son temps par la suite pour  changer les réglages du matériel, pour  continuer à nous offrir du Groove Metal très influencé par le Nu-‘Metal’. On a donc tout plein de riffs et de rythmes très simples qui sont très loin derrière le vrai potentiel du groupe. En effet, le guitariste soliste a délivré un travail plus que correct là où il s’agit de solos, mais on ne peut pas dire autant à propos de la musique globale du groupe.

C’est au tour des Switch Off de prendre le relais par la suite. Ils prennent un bon bout de temps pour s’accorder, et le public commence à s’impatienter.
Ils se présentent finalement sur scène et commencent sans plus tarder à jouer du Progressive Rock avec une légère touche Jazz (notamment au niveau de la batterie). La présence d’un saxophoniste (qui a joué quelques notes à la flute au début du premier titre) donne un certain air bien charmant à la musique.
Après un premier titre instrumental, le groupe a fait appel à une chanteuse pour deux morceaux s’orientant plus vers des ballades de Rock atmosphérique qu’autre chose, pour revenir en force avec un autre titre instrumental, The Glory Day se rapprochant du Progressive Metal par moments. Le retour de la flute est le bienvenu. Là encore ça donne un charme assez particulier à la musique.
La bonne synchronisation entre les différents membres est à noter.

Une longue pause a séparé la prestation des Switch Off de celle des Brabra Generation. Une pause qui a permis au nombre du public d’augmenter considérablement.
C’est la deuxième montée sur scène de ce groupe qui a eu un succès remarquable lors de la journée précédente, et dès le premier titre on peut comprendre pourquoi.
Les Brabra Generation bénéficient d’une très bonne présence sur scène, ainsi qu’une interaction avec le public bien développée. Ce dernier n’arrêtait pas de danser et de chérir la musique, qui est un mélange entre plusieurs styles comme le Funk, le Rap et le Gnawa, sur une base Reggae qui n’est pas sans rappeler la musique du fameux Bob Marley.

À noter que les 13 Days Later ne sont pas montés parce qu’il paraît que leur chanteur a été raflé pour effectuer son service militaire. Personne ne va se plaindre en fin de compte quant à l’absence du groupe, puisque le show assuré par les Brabra Generation est plus que satisfaisant.

Encore une longue pause avant que les jeunes membres de Nostalgia ne prennent la place.
Leur répertoire est totalement constitué de reprises. La première, Hunter de Dido, a été jouée en version Rock. Une reprise qui reste loin derrière l’originale, surtout en ce qui concerne la chanteuse qui a encore du travail à faire.
La reprise suivante, Zombie de The Cranberries, est plus réussie. Le public commence à interagir avec ce titre connu de tous.
Knockin’ on Heavens Door est le suivant sur la liste. Une reprise plutôt correcte qui fait bouger le public un peu plus. Et ça continue sur le même rythme avec d’autres reprises comme Life for Rent de Dido, Just My Imagination de The Cranberries, ou encore Thank You de Dido, où on ressent encore une fois la différence entre le chant original et celui de la chanteuse des Nostalgia.
La prestation en tout est correcte compte tenu de l’âge des membres, mais le temps des répertoires composés essentiellement de reprises est révolu…

On continue avec les jeunes. Cette fois il s’agit des Pretty Hell qui jouent un mélange terrible de Metalcore et de Nu-‘Metal’. Il ne suffit pas de bouger sur scène pour assurer un bon show, il est question de musique avant tout et on ne peut pas dire que les Pretty Hell y excellent. Les arrangements sont très mal conçus, ce qui donne à la musique une certaine lourdeur et un vide difficiles à digérer. La présence sur scène reste toutefois le point fort du groupe, mais on sent que le chanteur était épuisé vers la fin avec tous les sauts qu’il a faits, ce qui a eu un impact sur ses capacités vocales.

Stoned passent par la suite. On a eu droit à des reprises de Godsmack principalement, mais aussi de Metallica et d’Alice in Chains. Les titres ont été repris à la sauce Groove Metal/Nu-'Metal', ce qui est naturel vu les groupes d'origine.
On note une bonne synchronisation entre les membres, à part un petit problème pendant le dernier titre d’Alice in Chains, Man in the Box, où le guitariste a eu un problème avec son instrument.

Et pour clôturer la journée ainsi que le festival en entier, les Aphonia prennent place sur scène avec du Death Metal propre a eux. Le premier titre, qui n’a pas encore de nom, est plutôt simple. Toutefois, on a trouvé un peu de mal à le cerner vu que le chant était trop élevé par rapport aux autres instruments surtout la guitare…
Le deuxième titre, Low, commence avec une intro en basse et un jeu de batterie très minutieux avec un rythme lent mais à tendance technique. Le chant est très aigu et parfois ça fait mal aux oreilles… pour ce qui est du jeu de la guitare, il n’y a rien à reprocher. C’est un jeu innovateur et bien maitrisé.
Le groupe nous a montré son potentiel dans 5 titres, des compositions propres à ses 4 mousquetaires… quelques petits bémols sont cependant à noter à cause du manque d’expérience du groupe puisqu’il s’agit de sa première montée sur scène.

Avec ce groupe le Festival arrive à sa fin, 3 jours de suite avec des groupes qui ont progressé, d’autres qui ont connu une régression frappante, des groupes absents comme les Damned Sorrow et les Vielikan, des nouveaux groupes qui ont frappé fort comme les BraBra Generation, on peut même voir ce groupe dans une soirée IN… vivement le mois de Mars, avec la 7ème édition du  festival méditerranéen de la Guitare.


Live Report par Belial (Photos par Xul & Shagrahmed)

 

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