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Chronique : Code - Resplendent Grotesque

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Band : Code

Release : Resplendent Grotesque

Year : 2009

Country : UK

Genre : Black Metal

Label : Tabu Recordings

Note : 17/20

Tracklist :
01.Smother The Crones
02.In The Privacy Of Your Own Bones
03.The Rattle Of Black Teeth
04.Possession Is The Medicine
05.Jesus Fever
06.I Hold Your Light
07.A Sutra Of Wounds
08.The Ascendent Grotesque

   Entichés à un code de principes entichés, ou plus exactement asservis au souci de conserver leur intégrité vis-à-vis d'un idéal d'élitisme ; la majeure partie des "Blackeux" n'a pas hésité à repousser toute œuvre ne répondant pas à ce consensus, basé sur la sauvegarde des bases primitives d'une musique faite pour évoluer sans cesse.

L'idée que le concept même du black soit parti de ça ne leur traverse même pas l'esprit, offrir une musique novatrice et de plus en plus destructrice à travers le temps.
Mais qu'importe, laissons ces brutes sanguinaires à plumes (et à qui j'apprendrais bien, non sans un certain plaisir, le sens du mot "violence") dans leurs tanières.

<code> ou Code est donc de ces groupes, dans la veine de Dødheimsgard (Kvohst, unique vocaliste de Code est d'ailleurs probablement plus connu pour son apparition dans cette formation norvégienne), Bethlehem ou encore Manes. Des groupes aux remarquables et malveillantes compositions, aux textes virulents et aux riffs acérés ; louant plutôt la psychose que la gloire d'une ventripotente entité sortie d'un conte de fées.

Musicalement... il sera difficile de rapprocher ce trio de quelconque autre projet, assez fidèle pour en traduire toute l'horreur et toute sa subtilité avant-gardiste.

Basés sur l'alternement d'un chant clair malsain et d'une voix gutturale obscure et arrachée à la Naer Mataron, les compos ne manquent pour ainsi dire pas de variété.
Tout sauf conventionnel, Code ne sera pas forcément très simple d'accès au premier abord, voir même déroutant sur certains titres, à commencer par le premier.

Smother The Crones, ouverture, est un morceau de musique somme toute banal, mais affreusement troublant. L'ajout du chant clair à une ambiance lourde peut aller jusqu'à évoquer ce que j'ose à peine citer.... Le Néo Metal. En effet, il se ressent dans cette musique un je-ne-sais-quoi de commun aux premiers Deftones... la voix Black est presque "rapée", peut-être le groupe a-t-il cherché à viser un public plus large ?
Toujours est-il que l'ouverture est réussie. Code sort des sentiers battus et vient secouer nos culs vissés. Influences larges pour briser le consensus dont je parlais, un peu à la manière d'un Goth qui déciderait de s'habiller normalement parce qu'être habillé en noir est trop conformiste alors que ce mouvement cherche justement à... ma tête va exploser.
Se rapprocher de la normalité pour choquer une scène qui fait tout pour s'en éloigner, ça c'est subversif ! Et ça va bousculer les filles...

Possession Is The Medicine sera plus à même de ravir les habitués au black classique. 3 minutes de conformisme Darkthronien, brutal et sanglant. Pas de chant clair sur celui-ci.

Resplendent Grotesque est tout de même, dans sa globalité, moins appréciable qu'une écoute de Nouveau Gloaming, le premier album de Code. Ainsi vais-je me permettre de passer directement à mes deux morceaux favoris.

Jesus Fever d'abord. Derrière ce nom amusant se terre la sublimation même. Des riffs géniaux et déprimants, une ligne de basse jouissive, un chant clair désespéré, des hurlements tout aussi meurtris.
La deuxième partie du morceau est particulièrement violente... Rien à voir avec Bethlehem dans l'écoute, mais je suis convaincu que les fans y trouveront leur compte.

Puis vient The Ascendant Grotesque. Comme d'habitude, le chant occulte de Kvohst met mal à l'aise, justement parce qu'on perd tout repère. Mais le chant Black est tout de même là pour rassurer un peu, étrangement, c'est lui qu'on recherche. Ce morceau est un tableau ; la créature rendue féroce par le Tout Puissant qui l'a malmenée, que tout le monde pointe du doigt mais dont on se sent beaucoup plus proche par nos instincts.
Cet album est riche, dérangeant au possible et ne visant qu'un public que l'évolution appelle. Il y avait longtemps qu'une sortie ne m'avait pas fait autant d'effet et j'ai essayé de traduire ça du mieux que je pouvais, quitte à adopter un style tout à fait névrosé.

17/20
Par Frozen

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