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Chronique : Gorgoroth - Quantos Possunt Ad Satanitatem Trahunt

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Band : Gorgoroth

Release : Quantos Possunt Ad Satanitatem Trahunt

Year : 2009

Country : Norway

Genre : Black Metal 

Label : Regain Records

Note : 14/20

Tracklist :
01.Aneuthanasia
02.Prayer
03.Rebirth
04.Building A Man
05.New Breed
06.Cleansing Fire
07.Human Sacrifice
08.Satan-Prometheus
09.Introibo Ad Alatare Satanas

   J’imagine que tout le monde ou presque a entendu parler des déboires qu’a connu Gorgoroth ces derniers temps, le groupe ayant lui-même adopté ce scindement entre Infernus, représentant de Gorgoroth pre-"Incipit Satan", et King & Gaahl, post-"Destroyer".
Pour plus de facilité de compréhension, je les mentionnerai comme l’a fait Gaahl de Gorgoroth d’un côté et de God Seed de l’autre.

En effet et comme nous l’avons retracé il y a de ça quelques mois, les deux comparses ont attaqué Infernus devant les tribunaux afin de s’approprier le nom Gorgoroth, accusant le seul membre originel restant du groupe depuis sa formation et par conséquent propriétaire légataire des droits, de ne plus rien faire pour le groupe. Aucune motivation, manque de présence ; il était en somme devenu un poids pour les deux.
Procès tout d’abord remporté, Infernus a contraint les deux à former God Seed, ayant cette fois-ci gagné son procès en appel. Vous suivez toujours ?

Je soulignais dans le premier paragraphe le mot "scindement", à cela une raison : qu’on soit simple amateur ou véritable fan, la musique de Gorgoroth a toujours été séparée en deux.
Les fans de God Seed d’un côté, les autres… de l’autre. On peut aussi considérer ceux qui s’en fichent complètement, c’est d’ailleurs mon cas, j’apprécie autant la première période que la deuxième.

Or ce nouvel album vient tout chambouler, c’est le Gorgoroth d’ "Antichrist" et "Pentagram" qui est de retour, ce qui me laisse quelque peu perplexe...

Je dois bien admettre avoir désiré retrouver Pest, Tormentor et Infernus "comme à la bonne vieille époque" sortir un nouvel album, mais même mon avis est séparé en deux parties opposées l’une à l’autre. Je peux au moins m’estimer heureux de cette dissociation entre les deux faces de la pièce, qui semble avoir vivement secoué Infernus au point de fournir une galette en un temps record.

La composition n’en est pas moins très réussie, et il mérite toutes les félicitations du monde pour avoir su rapidement rallier à sa bannière ses anciens membres et prouvé qu’il était encore capable de quoi que ce soit (épuisant du même coup toutes les formes de recours possibles par God Seed…).

Sauf que voilà, nous avons une jolie expression française pour ça : l’eau a coulé sous les ponts depuis.
Je le ressens à la manière du dernier Immortal ou Venom que je ne prendrai même pas la peine de chroniquer, comme un album sorti en étant déjà couronné au rang des classiques et d’un intérêt dès le départ amoindri. Je vais m’efforcer de l’aborder un peu plus amplement sur le plan musical, mais j’aurai beaucoup moins à dire que sur le premier véritable album de God Seed que j’espère voir arriver sous peu.

Les riffs true Black, la batterie prenant le rôle de machine de siège, la voix caverneuse, la basse monotone… Oui, inventaire dressé, tout y est.
Quoiqu’une très nette progression dans les talents d’exécution soit visible et qu’un boost des moyens de production soit ressenti, le style n’est à mon sens plus au goût du jour.
Ça reste très bien, mais cet album aurait été encore meilleur en ‘98/’2000. Là, je reste un peu sur ma faim et je vais plutôt aller m’écouter "Twilight of the Idols" pour terminer cette chronique.
… Fin.

14/20
Par Frozen

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