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Chronique : Lord Shades - The Downfall Of Fire-Enmek

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Band : Lord Shades

Release : The Downfall Of Fire-Enmek

Year : 2008

Country : France

Genre : Atmospheric Black/Death Metal

Label :  Independent

Note : 16/20

Tracklist :
01.Prelude
02.Despair, Hope & Wrath
03.From Death To The Unknown
04.Embers Of Hate
05.Encounters
06.Heading North
07.Revel In Blood
08.The Last Stand

   Dans le vaste et étendu monde du Metal, bon nombre de groupes laissent libre court à l'imagination débordante de leurs membres qui implantent leurs penchants pour le fantastique à leur façon à travers leurs musiques, produisant de ce fait des atmosphères riches en rebondissements de toute sortes, pour notre grand plaisir à nous, les auditeurs…

Lord Shades rejoint cette catégorie avec son univers heroic-fantasy à la fois épique, mythologique et médiéval. Tout au long de son album, le groupe va nous retracer les nombreuses et tumultueuses aventures de Lord Shades: esprit d'un ancien guerrier frappé par une malédiction et qui  se retrouve par la suite séparé de son corps, désormais possédé par un démon ; au cours de son périple à la recherche de son autre moitié, il va traverser différentes contrées et faire de nombreuses rencontres (les détails sur le site officiel du groupe)… Tout cela va servir de cadre pour planter le Black/Death Atmosphérique du groupe qui va se révéler en très bonne concordance avec le thème général du titre.

Tout commence avec le titre "Prelude" qui, comme son nom l'indique, servira à mettre les décors en place, avec une entrée au synthé atmosphérique assez éthérée. Peu après, un récit épique assez théâtral  entre en jeu  sur fond de synthé symphonique, un récit qui manque malheureusement de charisme et  qui va paraître assez ennuyant à la longue, surtout qu’il continue jusqu’à la fin du titre. Au final, à part le fait qu'elles mettent la base de l'histoire du thème, ces deux minutes et quelques vont se révéler  être dénuées de tout intérêt musical.

Tout de suite après vient le morceau "Despair, Hope and Wrath", qui commence bien grâce à son entrée symphonique, avec cette fois les guitares et la batterie en guise d'accompagnement en plus de légers chœurs féminins, suivis par la fausse voix Black/Death qui fait son entrée, et c'est justement cette fausse voix là qui va poser  problème tout au long de l'album: Déjà, une très nette lacune au niveau du mixage fait que le chant est assez en retrait par rapport aux instruments, mais aussi la voix en elle même manque de présence et d'intensité, sans parler de sa rigidité et de son manque de variations très ressenties, ce qui fait que le chant n'ajoute rien à l'ensemble, il se laisse tout bêtement écouter sans qu'il provoque d'émotions particulières… heureusement que la section instrumentale va très bien s'en charger, et le reste de ce titre là, ainsi que le reste de tout l'album d'ailleurs, sont là pour nous le prouver: un Metal Extreme assez technique efficace par ses gros riffs oscillants entre Black et Death mais toujours tranchants et entraînants, une batterie assez Death qui fait très bien sa part des choses avec sa qualité et sa richesse, une basse nettement audible et qui marque très bien sa touche dans le tas, le tout avec des arrangements originaux et diversifiés, un très bon sens de la mélodie qui se confirme surtout avec les solos pénétrants et inspirés, une musique qui donne de l'importance aux ambiances en leur procurant richesse et variété, le tout avec un jeu instrumental qui mêle très subtilement agressivité et mélodie.

Avec le titre suivant: "From Death To The Unknown", on se rend très vite compte du talent débordant des parties symphoniques qui accompagnent les superbes instruments Metal et cette fois, il n'est plus question de symphonies au synthé mais c'est plutôt un véritable orchestre qui accompagne impeccablement le tout, et il faut avouer que les Lord Shades ont vu grand avec cette initiative, peut être même trop grand quand on prend en compte l'âge et l'expérience du groupe. Mais il faut aussi dire que, quand on voit ce qu'on en a fait dans ce titre et dans le reste de l'album, on se dit que ça valait vraiment le coup...

Après cela vient "Embers Of Hate", peut être le morceau le plus rentre dedans  de l'album, et son coté oriental assez pharaonique accompagné de son solo décapant fait qu'on n’en garde qu'un très bon souvenir, d'autant que les percussions à mi-chemin entre l'oriental et le tribal qui entrent en jeu et le rythme entraînant du morceau lui ajoutent une dimension.

Le récit épique revient encore une fois avec le début de "Enconters", toujours aussi peu charismatique, mais sa courte durée et le fond symphonique épique et imposant qui l'accompagnent arrivent à nous le faire oublier un peu. On l'oublie totalement quand  les instruments Metal arrivent, nous balançant le morceau le plus Death de l'album avec son intensité et son agressivité, qui deviendrait presque Death/Doom vers le milieu mais toujours avec ce coté mélodique omniprésent surtout avec le piano et le chant féminin qui apparaissent, donnant par la suite une très bonne touche de sensualité à l'ensemble.

Le titre "Heading North" constitue en quelque sorte la ballade de l'album, avec ses riffs Heavy et son rythme mid-tempo, mais ce qui attire l'attention dans ce morceau c'est avant tout la nostalgique touche de flûte, l'apaisant timbre de guitare acoustique et le tragique goût de  la violoncelle, mais plus particulièrement la douce lueur d'un accordéon très bien placé qui pointe le bout de son nez plus tard dans le titre, en plus du coté symphonique toujours aussi au point, ce qui donne à l'atmosphère une profondeur très appréciable.

"Revel In Blood" est le titre le plus court de l'album, à part l'intro, mais c'est surtout le titre le plus pesant avec son atmosphère de malaise produite par les fonds ambiants incorporés et sa rythmique assez torturante, relativement lente au début mais complètement déchaînée vers la fin  et au final, ce titre-là arrive très bien à s'incruster dans notre mémoire comme il le faut.

L'album finit en beauté avec "The Last Stand": l'un des titres les plus mélancoliques proposés par le groupe, avec ces chuchotements au début, sa guitare lead envoûtante, ses entraînantes nappes de synthé et ses touchantes violoncelles, sans oublier, là encore, la mélodie de base très réussie.

Vous l'aurez compris, l'album des Lord Shades se révèle être bourré de talent  qui possède presque  les mêmes ambiances qu'un Akhenaton ou un Summoning, mais avec une touche plus personnelle. Certes, il possède des défauts surtout au niveau du chant, le mixage et les intros, mais ce sont des défauts qu'on arrive très facilement à s'y habituer  et à les dépasser tant que le reste déborde de qualité et de bonnes idées.
Il ne faut aussi pas oublier que c'est un jeune groupe qui fait ses premiers pas, avec un album autoproduit qui plus est, et qui a réussi à nous présenter quelque chose de riche et varié,  bénéficiant  d'une production très correcte pour une autoproduction et avec en prime tout un orchestre à disposition ce qui n'est pas habituel avec ce genre de groupes.  

Bref, un très bon début donc pour Lord Shades, un début loin d'être parfait vu le manque d'expérience, mais qui laisse présager un futur pour le moins glorieux.
Un groupe à suivre…

16/20
Par Sandman    

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