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Chronique : Vulture Industries - The Dystopia Journals

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Band : Vulture Industries

Release : The Dystopia Journals

Year : 2007

Country : Norway

Genre : Avant-garde Black Metal

Label : Dark Essence Records

Note : 19/20

Tracklist :
01.Pills of Conformity
02.Blood Don't Flow Streamlined
03.A Path of Infamy
04.Soulcage
05.The Benevolent Pawn
06.The Crumbling Realm
07.To Sever The Hand Of Corruption
08.Grim Apparitions

   Ça y est, je suis enfin guéri. L’un des groupes phares de la scène avant-gardiste, Arcturus, annonçait en 2007 son split-up. Quoique n’ayant jamais vraiment été fan de Vortex, j’ai assez mal pris cette nouvelle. Qu’importe, Vulture Industries est bien vivant et actuellement en studio. Avant que n’explose leur popularité, je décide de me charger de leur premier album.

Tout d’abord, pourquoi parler d’Arcturus ? Justement, les similitudes entre les deux groupes sont très nombreuses. La voix, pour commencer : "Bjørnar Erevik Nilsen", chanteur et chargé de toute la partie industrielle de leur musique se place à mi-chemin entre Garm (Ulver) et ICS Vortex. Le résultat est, il va sans dire, fabuleux. Côté instrumental cette fois : on y retrouve les parties tantôt mélodiques, psychédéliques ou agressives de l’autre formation, elle aussi norvégienne.

Pour autant, Vulture Industries est bien capable seul de se forger une identité et si les ressemblances peuvent frapper, ce sont pourtant bien deux mondes différents, que je n’ai rapproché qu’afin de situer musicalement ce "The Dystopia Journals".

Bien plus sombre dans son abord des choses, cet album traite plus de la folie que de l’immensité cosmique, ce qui se ressent musicalement par un style plus belliqueux que contemplateur.

Le premier morceau, "Pills of Conformity" est un véritable joyau. Ralliant à sa bannière toutes les phases possibles de la décrépitude en hurlant, comme si Sólstafir et Code ne faisaient plus qu’un dans un genre très progressif. L’instru se pare de toutes les facettes possibles, par des guitares aux sonorités mélancoliques, auxquelles s’ajoutent bientôt un passage au violon pour de bon déprimant.

Second take : "Blood Don’t Flow Stramlined". Là, c’est l’aspect psychédélique qui ressort par cette voix galopante de haut en bas bien à la manière d’Arcturus, sur fond de batterie atteinte d’un étrange mal, déchainée mais maitrisant parfaitement sa colère, menaçante.

Cette voix, putain de merde. Soit bénie la vulgarité d’être la seule à exprimer ce que je ressens à son écoute, c’est ici un véritable instrument. Un détail me semble tout de même assez important pour être signalé : son côté si particulier n’accrochera pas toutes les oreilles ; les habituels détracteurs des styles pseudo avant-gardistes n’apprécieront pas celui-ci plus que les groupes que j’ai cité depuis le début de cette chronique.

Dans "The Crumbling Realm" par exemple, il m’est bien complexe de ne pas penser à Dødheimsgard… Difficile de le considérer autrement qu’avec un certain manichéisme dans l’idée.

Comment, alors, rester tout à fait objectif ? Bonne question. Tant pis pour cette fois !

19/20
Par Frozen

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