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Chronique : Worship - Dooom

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Band : Worship

Release : Dooom

Year : 2007

Country : Germany

Genre : Funeral Doom Metal

Label : Painiac Records / Endzeit Elegies

Note : 16/20

Tracklist:
01.Endzeit Elegy
02.All I Ever Knew Lie Dead
03.The Altar And The Choir Of The Moonkult
04.Graveyard Horizon
05.Zorn A Rust-Red Scythe
06.Devived
07.Mirror Of Sorrow (Solitude Aeternus Cover)
08.I Am the End - Crucifixion Part II

   Worship
est CULTE, et a atteint ce statut en s’affirmant aux fil des années, comme un des activistes les plus importants de l’underground Doomesque, avec des réalisations très sombres reflétant un vide et une froideur émotionnelle incomparables. D’un autre coté ce combo porte et véhicule l’image du tragique due à cette fascination morbide suicidaire présente dans tous les lyrics de toutes les réalisations (démo et Split), ajoutez à cela la disparition tragique de Max, qui a annoncé à cette époque la fin "tragique" du groupe.

Et alors que personne ne s’attendait à revoir une nouvelle œuvre du groupe, Daniel Pharos alias "The Doommenger" fût rejoint par Satachrist et Kuolema et ils réactivent Worship en hommage à Max, donnant un signe de vie significatif (plus que ne l’étais Last CD Befor Doomsday) en faisant un Split EP avec les américains de Loss, qui a vu le jour en 2005.
L’attente fut donc très longue pour pouvoir enfin revoir à nouveau ce colosse de l’extrême Doom qui est Worship arpenter les terres désolées du Funeral Doom avec un luxueux double album digipack produit par Endzeit Elegies/Painiac baptisé sous le nom très sobre de "Dooom".

Beaucoup de discussions ont précédé la réalisation de ce "Dooom" parlant d’un nouveau Worship différent de celui qu’on connaît. Personnellement on écoutant ce nouvel opus je n’y trouve pas de grands changements (excepté quelque élément dont j’en parlerai un peu plus bas) ; bien au contraire le tout reste très fidèle au son du groupe découlant de la même veine que ses prédécesseurs, c'est-à-dire un Doom Funéraire toujours aussi désespéré, lent, et lourd fortement influencé par le fantôme planant de Thergothon. Les leads guitare de Doommonger sont toujours aussi présent donnant cette  impression de tristesse pathologique palpable, guidé par les riffs pondus d’une manière apocalyptique, une batterie glauque ou chaque coup de caisse claire se révèle être un coup de poignard lacérant l’âme, et des grunts surplombants exécutés par Doommonger, qui toutefois restent moins dominants et impressionnants que ceux de Max Vernier. Donc le tout reste quelque chose de très familier.

Venons-en maintenant à ce qui démarque cet album des autres. Tout d’abord l’atmosphère qui règne sur cet album développe une architecture plus désolée, découlant d’une sorte de regret accablant (la disparition d’une personne chère par exemple), sonnant d’une manière obsédante et axé vers ce qui est venu après un désastre ; alors que les précédentes réalisations allaient plutôt vers une imploration apocalyptique empreinte de désespoir sans fin. En second plan il y a l’ajout régulier de breaks qui prennent la forme de passages parlés qui étais présents dans les œuvres précédentes surtout sur Last CD Before Doomsday; mais ici ils prennent des envolées plus aériennes et moins claustrophobiques. L’album comporte aussi des breaks acoustiques avec une guitare et même un piano sur le titre "Zorn A Rust-Red Scythe" et vers la fin de "I Am The End Crucifixion Part II" qui airent les compositions et donnent du souffle.
Autre point nouveau et très marquant, quoiqu’ils n’ont pas insisté là-dessus: l’utilisation très ingénieuse et réussie de cris dépressifs et même 'torturés' sur le dernier titre, ce qui renforce l’aspect lugubre de cet album.

On tient donc là un album qui ne ravira peut être pas tous les fans du groupe, vu que l’ombre de Max plane toujours, mais que je conseille a tous les amateurs du genre, et il ne faut surtout pas oublier que cet album était réalisé en hommage a ce personnage fascinant qui est Fucked Up Mad Max, et que Doommonger a fait un effort énorme et plus qu’appréciable en sortant cet album, qui d’après moi est très réussit, et qui est incontestablement une des meilleur réalisation Doom Metal de cette année.

16/20
Par Noun Doomed 

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