| Chronique : Sons Of Secret - The Dancefloor Killers | |||
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01.Self Destruction 02.Jack In The Box 03.Contagion (feat.Djej, Fixxx) 04.Mr.H (Is Gonna Thrash) 05.An Introduction From A... 06.Teckel Genocide 07.Sons Of The Dead 08.Another TV Show 09.Dancefloor Killers 10.Z (feat. Arno Strobl, Carnival In Coal) 11.On the Road Again (feat. Jérôme, wild karnivor) Entre le Punk et le Thrash Metal, il y a toujours eu une histoire d’amour bien entretenue et cela depuis pas mal de temps déjà. Le Thrash étant le descendant plus ou moins direct du Punk, les liens du sang qui les unis n’ont jamais été vraiment rompus et jusqu'à maintenant on voit encore et toujours des groupes qui n’hésitent pas à exploiter cette étroite relation à travers leurs réalisations. Cependant à force de nous servir à chaque fois des plats réchauffés à emporter, certains groupes commencent sérieusement à lasser et le mélange Thrash/Punk fait alors plus de mal que de bien… Fort heureusement, c’est pas du tout le cas des français de Sons of Secret puisqu’à défaut de nous ressortir encore une fois la panoplie du Punky Thrash vieillot et poussiéreux, ils optent plutôt pour quelque chose où le mariage des styles donne sur une musique pas mal revigorante, pour ne pas dire complètement barrée ! Le moins que l’on puisse dire c’est que dans ‘The Dancefloor Killers’, premier album de cette jeune formation, les influences sont incroyablement nombreuses. Au fait, jamais un album n’a autant mérité d’être qualifié de ‘Thrash Fusion’ autant que cet album là… Parce que coté fusion, on ne va pas être vraiment déçus du spectacle, loin de là. Il serait vraiment inutile de citer, encore moins situer, avec précision les divers influences tout au long de cet album (faites le vous même quand vous l’écouterez si vous le voulez, moi j’ai pas que ça à faire), mais je peux vous dire qu’il y en pas moins d’une quinzaine(si ce n’est plus) qui s’étendent du Slayer, Tankard, Pantera et Machine Head jusqu’à arriver à du Primus, Deftones et Faith No More en passant par du Anthrax, du Motorhead, du Slipknot et même du Cannibal Corpse (et des grunts bien gros, y en aura à la pelle !). Ce qui est plus incroyable que le nombre des influences, c’est certainement l’homogénéité qui caractérise les compositions du groupe et la gestion de cette fameuse Fusion. On pourrait penser qu’avec des styles aussi indépendants et en nombre aussi important, le groupe s’emmêlerait les pinceaux et se mettrait à balancer du grand n’importe quoi…Eh ben non, les différentes structures suivent un schéma cohésif et enchainé, si bien qu’on remarque difficilement les nombreuses transitions entre le Thrash/Death à la Slayer de ‘Self Destruction’ et ses rythmiques tout autant glauques que puissantes, la nuance Rap bien dosée et son refrain entrainant dans ‘Jack In The Box’, ‘Teckel Genocide’ avec son coté Death et son Groove absolument destructeurs ou encore le Heavy bien crasseux de ‘Mr.H (Is Gonna Thrash)’ et l’esprit décalé du Rock ‘N Roll dans le titre ‘Z’… Aussi, le Funk prend une place assez importante chez le groupe : à chaque titre on sent l’énergie, le coté déjanté et l’ambiance délirante (sans parler des paroles qui valent vraiment le détour pour leur humour noir décalé) qui débordent à travers la souplesse et le Groove de la section rythmique entre l’agilité d’une basse bien Funky et la richesse d’une batterie bien bourrine. Au final, la qualité de l’album ne laisse aucun doute sur le talent et l’habileté des Sons of Secret, à partir d’une formule à la base classique et restreinte ils ont su comment l’exploiter pour que ça donne sur un résultat qui lui, est contre toute attente. Avec cet album, ils nous donnent une sorte de garantie quant au niveau des produits à venir qu’ils seront capables de proposer et nous assurent que avec eux, il y a très peu de chance d’être déçus. 17/20 Par Sandman MySpace
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