| Chronique : Ea - Ea Taesse | |||
|
01.Laeleia 02.Mea Ta Souluola 03.Ea Taesse La musique est avant tout une question d’atmosphères et de feelings. Dans le Doom Metal et tout spécialement dans le Funeral Doom, cette règle est sacrée vu qu’elle est l’essence même du genre. Un nombre important de groupes évolue dans ce champ d’inspiration et parmi eux une nouvelle découverte pour moi vient de s’ajouter. Cette découverte s'appelle Ea. Ce projet ou bien ce groupe (personne ne sait de quoi ni de qui il s’agit vraiment), qui s'est développé d’une manière très mystérieuse et dans le secret absolu, délivre son premier album sous le nom de Ea Taesse chez Solitude Productions. Cet album développe un concept brumeux qui nous fait sombrer dans le mystère absolu, chose qui d’habitude devrait être très intéressante et que je recherche dans la plupart des cas, mais que j’avoue ne m'a pas trop séduit. Mysticisme et archéologie ont été mis à l’honneur sur Ea Taesse en utilisant des textes écrits en une langue morte. Mais quelle langue? Personne ne le sait! Revenons à la musique, c’est ce qui compte le plus. Ea nous propose un Funeral Doom atmosphérique mystérieux, avec des mélodies très "Church". La première influence palpable est sans doute Shape Of Despair pour le côté atmosphérique éthéré et féerique par moments, et surtout quand la voix féminine intervient ainsi que l’utilisation de sonorités similaires au Xylophone comme sur les premières minutes du second titre. Quelques touches me rappellent aussi Tyranny et Ahab. L’instrumental prime et on a droit à ¾ du temps de l’album sans voix. Et quand cette dernière est présente, elle est mise en arrière-plan (les fameux chants féminins) ce qui me pousse à dire que l’album est composé d’un seul et unique titre qui a été partagé en trois chapitres; la fausse voix quant à elle est faite de la même manière que sur Angels Of Distress de Shape Of Despair, des grunts très profonds avec un débit de paroles très réduit. Ea Taesse bénéficie d’une excellente production, ce qui nous laisse profiter bien comme il le faut du savoir faire du/des musicien(s), les roulements de batterie sont extrêmement bien exécutés, les jeux de basse bien discrets et suivent bien le tout, des guitares surpuissantes et des claviers planant qui regorgent d’ingéniosité et, en plus de ça, quelques samples, des bruitages de nature comme le vent et des sonorités religieuses/funéraires en utilisant un Orgue sont aussi présents. Mais malgré tout cela on un peu de mal a accrocher. On nage dans une brume synthétisée, parfois vulgaire, et cela est sûrement dû à l’attachement plus que flagrant à leurs influences d’un coté, et de l’autre le concept qui était sensé racheter un peu ce qui a été perdu, mais malheureusement comme je l’ai dit un peu plus haut l’incompréhension de ce dernier fait tomber le tout dans la monotonie. Certes il y a des choses intéressantes, mais j’ai toujours cette impression de sur jouer "pompeux" qui donne un coté dérangeant dans le mauvais sens du terme. Dans l’ensemble, Ea Taesse est plutôt bien, mais j’avoue que j’ai étais un peu déçu par ce que le concept a de quoi fasciner. Il aurait été préférable d’éclaircir un peu le concept car il faut le dire avoir les fameux textes écrits en cette langue morte ou bien une traduction nous aurai beaucoup aidé, et je leur conseille de se détacher de leurs influences car ça serait la meilleure chose pour laquelle pourrait opter ce projet. 12.5/20 Par Noun Doomed
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
Powered by !JoomlaComment 3.25
3.25 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."
|


