| Chronique : Svarttjern - Misanthropic Path Of Madness | |||
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01.Code Human 02.Ancient Shadows Revelation 03.Upon Human Ending 04.Stillborn Acolyte 05.Misanthropic Path Of Madness 06.Finally The World Shall Shape 07.Passions of 7 + Ere fra det Indre (Bonus Track) Attentes interminables, déceptions, split-ups… S’il me fallait choisir un seul adjectif pour qualifier 2009, je dirais probablement "merdique". Pour autant, nous avons quand même pu profiter de quelques perles en matière de Black Brutal, par le biais de groupes tels que Katharsis, Orcustus et dans le cas présent Svarttjern, avec son Misanthropic Path of Madness. Vous ne faites sans doute pas exception à la règle, qui en vérité n’a jamais entendu dans son entourage proche parler de "musique à diffuser lors de mon enterrement" ? Eh bien pour ma part, je préfère converser autour de la bande originale de mon premier assaut. Donnez-moi quelques grenades supplémentaires, que je sois tout à fait digne du premier morceau intitulé Code Humani. Ça va secouer. Non, en fait, ça tremble déjà. Pas besoin d’une introduction, Svarttjern attaque sans prévenir : Un bon vieux growl bien gras, un blast-beat fou furieux sur un riff de guitare tout aussi déchaîné, voilà la recette parfaite pour laisser exploser toute sa rage. Parlons-en de ces "growls"… HansFyrste, vocaliste, n’est pas tout à fait inconnu, en effet, il a récemment rejoint la formation tout aussi norvégienne Ragnarok ; mais ses capacités prennent ici tout leur sens. Malsains, criards et crades, ses hurlements dignes d’un Arioch (Funeral Mist, Marduk…) collent parfaitement à la structure immanquablement carrée du groupe. De son côté et réglé au millimètre près, le batteur, lui aussi anciennement membre de Ragnarok, n’hésite pas une seule seconde à venir taquiner un certain Hellhammer en vitesse et en précision. Et quelle technique ! Bref, retour aux morceaux et à ce dont je peux parler avec le plus d’assurance : la gratte. Outil indispensable pour l’homme moderne, sujet aux démangeaisons par l’utilisation de fibres textiles chimiques ou issues du recyclage, le gratte-dos est… Euh, donc les autres titres. Gros riffs monstrueux et destructeurs comme en témoigne la chanson éponyme, c’est à eux que revient véritablement tout le mérite de cette danse folle, rapide et exécutoire. Comme dans tout groupe d’Orthodox Black Metal qui se respecte, il n’est pas exclu de trouver certaines teintes de mélancolie entre deux boucheries auditives, Passions of Seven a d’ailleurs la belle place pour ça. Voguant tantôt entre des passages low/mid-tempo et des riffs dignes de Dissection, dont on peut d’ailleurs ressentir l’influence au cours de l’album, si l’originalité n’est pas le fort de cette release, ses qualités inhérentes en font quand même, comme je l’expliquais en introduction, l’un des points phares de cette année. A marquer et à réécouter, mais surtout, rangez-le aux côtés des Behexen, Bestial Mockery et autres Craft. 16/20 Par Frozen Site Officiel MySpace
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